platineteaser

news#19 à J-30 de la sortie

A propos du teaser mis en ligne hier, quelques informations :

  • La video a été tournée le dimanche 13 avril au matin, à Issoudun
  • Elle est réalisée par Benjamin Theurier & Julien Robin
  • Le titre (en version instrumentale) qui accompagne la video s’intitule « des traces »
  • C’est le 3e titre de l’album

Le teaser est toujours visible ici !

A partir de demain, on commence à vous en dire un peu plus sur la pochette du disque et son créateur.

news#18 à J-31 de la sortie

Nous sommes fiers de vous présenter le teaser annonçant mon nouvel album !

3 formats seront disponibles le 19 mai prochain :

- cd
- vinyle + cd
- mp3

Les précommandes pour le format « vinyle+cd » commencent dès lundi 21 avril chez monopsone.com !

Un bon weekend.

david&marie

news#17 à J-32 de la sortie

Je referme aujourd’hui la série de textes autour de la présentation des personnes ayant participé à l’enregistrement de mon disque avec David & Marie (photo de David par François Paul).
J’ai rencontré David pour la première fois au milieu des années 90, à l’époque où il jouait de la batterie dans In Limbo. J’ai ensuite eu de ses nouvelles quand il a monté son projet David Fakenahm dans les années 2000, il m’avait envoyé son premier disque par l’intermédiaire de Pumuckl, je crois bien. J’avais trouvé ça très bien, j’y sentais une maitrise des arrangements et un riche background d’influences musicales, savamment distillés. Ca s’est confirmé par la suite avec les autres disques (y compris son projet Warehouse que je vous recommande chaudement). On a appris à se connaitre un peu mieux quand je suis revenu à Orléans, on a enregistré une reprise de Sugar tous les deux et il m’a proposé de participer à l’un de ses disques en 2011, alors qu’il cherchait quelqu’un pour assurer les parties de claviers. Ce projet m’a beaucoup plu, me mettre au service des chansons d’un autre a été un très bon moment pour moi, rafraichissant et très instructif.
J’ai toujours aimé la voix de David, le grain si spécial, très mélodique, un peu cassé mais toujours juste, bizarrement très proche du timbre de Gruff Rhys des Super Furry Animals. Sur son dernier disque (et sur les précédents aussi je crois), sa soeur Marie est venue poser quelques choeurs et le mélange de leurs deux voix fonctionne parfaitement.
Pour l’enregistrement de mon nouvel album, je leur ai proposé de venir faire les choeurs sur plusieurs chansons (dont certains titres inédits qui sortiront plus tard dans l’année). Sans aller jusqu’au rendu « choral » qu’on croise un peu trop souvent sur pas mal de disques français ces derniers temps, leur soutien vocal est très élégant et naturel et je suis ravi de cette collaboration, qui en appellera d’autres, c’est certain.

news#16 à J-33 de la sortie

cdaa(photo : Noémie Rimmer)
Le 29 mai 1988, j’avais 16 ans. J’avais permission du soir pour aller à un concert d’And Also The Trees au Balcon, une salle depuis longtemps disparue d’Orléans. En première partie, je découvrais un groupe orléanais « Collection D’Arnell Andrea ». J’ai encore des souvenirs en forme d’images figées du concert, des couleurs, des sons. Je me souviens m’être dit que c’était très beau. Je découvrais alors tout juste The Cure, j’écoutais beaucoup le nouveau Dead Can Dance « Within The Realm Of A Dying Sun », qui reste encore aujourd’hui mon préféré. Bref, j’étais un ado en plein spleen, perdu entre la new wave, les Smiths et Wire, tout ça me parlait beaucoup.
J’ai rencontré Jean-Christophe de Collection D’Arnell Andrea quelques années plus tard en 1994, quand j’officiais au sein du groupe Joe Shmo. Nous avions alors notre petit succès d’estime local, il animait une émission de radio et m’avait invité à passer des disques et présenter mon projet. C’était une grande fierté pour moi ce jour là, un peu comme une forme de reconnaissance. Nous avions dialogué musique après l’émission et j’avais un découvert un passionné, comme moi.
J’ai rencontré Chloé un peu plus tard, sans doute lors d’un concert du groupe et j’ai appris à les connaitre un peu mieux au fil de nos rencontres depuis.
En 2003, on m’a proposé une carte blanche à l’astrolabe d’Orléans et j’ai eu immédiatement envie d’inviter les Collection à venir jouer, mais aussi à jouer ensemble. C’est ainsi que nous nous sommes retrouvés à interpréter 1 titre de mon album et 1 titre d’un des leurs. Ca reste un grand souvenir pour moi.
Ce fut ainsi parfaitement naturel de leur proposer de participer à un titre de mon nouvel album, celui que je trouvais le plus « mélancolique » et où j’entendais des choses qui pouvaient coller avec leur univers. Le morceau contenait déjà une partie de piano, mais très simple, un peu rengaine. Jean-Christophe l’a totalement modifiée, sublimée, en y ajoutant un côté romantique que je n’aurais jamais pu imaginer seul.  Son jeu est également très précis, très doux. Quant à la voix de Chloé sur le 2e couplet et le final du titre en question, elle prolonge ce sentiment, elle souligne de façon très naturelle et sensible l’histoire qui est racontée. C’est sans aucun doute le morceau spleen de l’album et je ne les remercierai jamais assez pour cette participation qui me touche énormément.

news#15 à J-34 de la sortie

phideniroChapitre 1 : l’histoire se passe au sentier des halles, un soir de 1998, mon ami Nicolas m’invite à venir voir Ignatus en concert (dont l’album tourne en boucle chez moi à ce moment là). Le set est vraiment bien (Ignatus finit dans la salle avec un solo de moog liberation d’anthologie, à genoux) et mon attention se porte à plusieurs reprises sur le batteur : « punaise il envoie, quel jeu rock on dirait keith moon, et il a l’air cool » (ce qui n’est pas toujours le cas des batteurs). Je pense à tout ça pendant plusieurs jours après le concert…
Chapitre 2 : c’est l’hiver 1999-2000, mon premier album « Froids » est enregistré et je cherche des musiciens pour les concerts prévus à la sortie du disque. On met quelques annonces, on auditionne quelques personnes, c’est assez catastrophique. On décide de monter une deuxième soirée d’audition à studio plus et PE m’annonce qu’il a un « pote d’un pote » qui est batteur et qui pourrait faire l’affaire. Le rendez-vous est pris. Le mec se pointe et je reconnais instantément le batteur vu avec Ignatus quelques mois auparavant. On finit au bar du coin après quelques essais (j’ai presque honte de le faire auditionner du coup) à discuter et à faire connaisance avec Philippe Entressangle qui – grand malin qu’il est – met tout le monde dans sa poche ce soir là !
Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts et Philippe est devenu le VIP qu’on connait (on ne compte plus ses collaborations illustres, batteur tour à tour chez Daho, Darc, Miossec, Cali, Lou Doillon, pour ne citer qu’eux) et tout le monde se l’arrache. Quoi de plus normal, son jeu « à l’anglaise », vraiment typé, est diabolique, sa force de travail est impressionnante. C’est aussi quelqu’un qui sait écouter, prendre en compte et modifier son jeu, c’est très rare. Et qu’est ce qu’on se marre !
Depuis ce jour de 2000, j’ai toujours fait appel à lui pour les enregistrements de batterie sur mes disques. C’est toujours un immense bonheur de le voir débarquer, on s’amuse comme des petits fous et on travaille comme des bêtes. Puis il repart, jusqu’à la prochaine fois.
Je ne peux finir sans parler de l’autre facette de Philippe : Les concerts ! J’ai eu la chance de faire quelques dates avec lui (la dernière en 2005) et c’est vraiment une expérience inoubliable. On ne sait jamais exactement ce qui va se passer mais on sait que ça va être dingue. Plein de grands souvenirs, sur scène comme après !
Pour mon nouvel album, Philippe a joué toutes les batteries et percussions. 16 morceaux en 3 jours, un vrai challenge.

On n'a pas le choix…